
Dieu existe, maintenant c’est sûr.
Et si ce dernier n’est peut être pas le père éternel, le mien, tout de chair, d’os (et il fût un temps de cheveux), m’a toutefois prouvé son existence d’un « Texto » postprandial il y a de cela tout juste deux jours.
« Ecoute Julien Pras ! ».
C’est laconique mais suffisamment explicite et étonnant pour pousser l’exécution fissa.
Dieu existe donc.
Non pas que la découverte de l’album solo du chanteur Bordelais de « Calc » ait quoi que ce soit de divin ou mystique (quoique…) ; elle se contente juste de ressusciter (au moins dans mes oreilles) deux morts pourtant bien rigides.
Ainsi, à l’aube du troisième jour d’écoute, je clame la résurrection simultanée du « songwriting » français ainsi que d’Elliott Smith « himself » (et on ne parlera pas ici de Sufjan Stevens…il n’est pas encore mort, ouf!).
Il est toutefois important de ne pas réduire le lumineux Julien Pras et son « Southern Kind of Slang » à un simple spectre de celui qui enfanta en une seule (et courte) vie Either/or, Xo ou Figure 8. Non…Mais la référence est tellement présente (picking mineur et agile, voies doublées en stereo, naturel des arrangements…) qu’on ne peut que comprendre que c’est fait exprès.
Et puis ce qui est important, au final, c’est que cela engendre 11 titres passionnants, mélancoliques et suaves, du folk très bien arrangé par un mec qui connait visiblement tout ce que la pop a de meilleur. Alors aujourd’hui je vous fais écouter ça, vous laisse méditer un peu et vous conseille à tout jamais de plutôt chercher l’esprit saint dans une bière place de la Victoire que dans l’eau d’une source Lourdaise.
Allez hop, du coup je vais “déterrer” mon album préféré de Louis Philippe…pour fêter ca !
Julien Pras – Engine Smoke (download)